Summercamp 2026 de la Curieuse

Après le succès de la première édition 2025, La Curieuse repart 5 jours hors de Bruxelles pour travailler à mettre plus de clarté dans la création de ton futur projet.

Avec Muriel Legrand et Emilie Maquest

Présentation

Les artistes professionnels des arts de la scène sont formé·e·s à leur discipline artistique – jeu, danse, mise en scène, cirque, … – mais il n’y a pas encore de formation pour les aider à porter un projet de création sur 3 à 5 ans.

Pourtant, dès qu’un·e artiste initie un spectacle, iel doit assumer simultanément des responsabilités pour lesquelles aucune formation ne l’a préparé·e :

Coordination d’équipe : gérer, mobiliser et maintenir la motivation de 10 à 20 personnes (artistes, technicien·ne·s, administrateur·ice·s) intervenant à des moments différents du processus

Relations institutionnelles : négocier avec des producteur·ice·s, convaincre des diffuseur·se·s, répondre aux exigences des pouvoirs subsidiants, défendre son projet face à des interlocuteur·ice·s aux logiques parfois contradictoires

Gestion de calendrier complexe : planifier sur plusieurs années, articuler résidences fragmentées, anticiper les interdépendances, jongler entre les disponibilités de chacun·e

Anticipation des besoins : prévoir les ressources matérielles, humaines et financières à chaque étape, identifier les points de tension avant qu’ils ne deviennent des crises

Gestion de crise et résolution de problèmes : répondre aux imprévus (financement refusé, collaborateur·ice qui se retire, lieu qui se désiste), prendre des décisions rapides sans perdre la vision d’ensemble

Communication et transmission de vision : reformuler inlassablement son intention artistique aux nouvelles personnes qui rejoignent le projet, créer des supports de travail clairs, maintenir la cohérence esthétique malgré les allers-retours

À cela s’ajoute la réalité économique : ne pouvant être salarié·e·s sur toute la durée de développement de la création, ces artistes doivent maintenir une pluriactivité obligatoire (enseignement, interprétation sur d’autres projets, assistanat) qui représente souvent 50% de leur temps. Ils·elles se retrouvent à donner le maximum partout – 100% dans chaque emploi temporaire pour espérer être rappelé·e·s – tout en portant seul·e·s la vision globale de leur spectacle sur un temps long qui s’est considérablement étiré (de 2 ans avant la pandémie à 3-5 ans aujourd’hui).

Un isolement structurel et une solitude de gestion accablante.

Même entouré·e·s d’équipes, les porteur·se·s de projets sont souvent les seul·e·s à connaître tous les rouages, à nommer tous les enjeux, à faire face à toutes les tensions. Les collaborateur·ice·s interviennent par séquences, mais c’est l’artiste-porteur·se qui assume la continuité, qui doit expliquer à la énième personne où en est le projet, qui se réveille la nuit avec la charge mentale de tout ce qui pourrait dysfonctionner.

Les artistes apprennent sur le tas, au prix d’erreurs coûteuses, d’épuisements, de projets qui s’enlisent ou perdent leur essence en route. Certain·e·s développent des stratégies empiriques efficaces. D’autres s’épuisent en silence, doutent de leur légitimité, abandonnent des projets pourtant porteurs de sens.

Le Summercamp LA SOURCE part d’un principe simple mais radical : porter un projet artistique relève d’un savoir combinatoire spécifique qui mérite d’être nommé, structuré, transmis et valorisé. Ce n’est pas une simple addition de compétences artistiques + administratives, mais bien une expertise à part entière combinant savoirs, savoir-faire et savoir-être dans un contexte donné. Une expertise invisible, non reconnue, et pourtant absolument cruciale pour que les spectacles voient le jour.

Cette formation propose donc :

De nommer explicitement ce métier invisible d’artiste-porteur de projet et d’en reconnaître la complexité et la légitimité.

D’outiller concrètement les artistes avec des méthodologies de gestion de projet adaptées aux réalités du secteur (pas des recettes de management corporate, mais des outils pensés pour la création scénique).

De créer un espace de transmission entre pairs où les stratégies singulières développées par chacun·e deviennent des apprentissages pour tou·tes.

De sortir de l’isolement structurel en construisant un réseau de soutien durable entre artistes-porteur·se·sde projet vivant les mêmes réalités.

De préserver l’espace créatif et l’intention artistique malgré les contraintes de gestion : l’organisation ne doit pas tuer la création, elle doit la servir

Objectifs

  • Acquérir une méthodologie structurée de gestion de projet artistique sur le temps long
    • Maîtriser des outils de pilotage de projet adaptés à la création scénique : analyse des dynamiques de projet (Principes Sources de Peter Koenig)
  • Développer des compétences concrètes de coordination d’équipe artistique
    • Acquérir des techniques de facilitation, gestion d’équipe et communication de vision
  • Maîtriser les relations institutionnelles et la communication stratégique du projet
    • Développer des stratégies de communication adaptées aux différents interlocuteur·ice·s (producteur·ice·s, diffuseur·se·s, pouvoirs subsidiants, partenaires) : pitcher son spectacle avec clarté
  • Construire un système d’organisation personnalisé basé sur les 6 piliers
    • Clarté
    • Planification
    • Attention et gestion de la concentration
    • Priorisation
    • Énergie
    • confiance
  • Développer les bases de la gestion de conflits
  • Élaborer un plan d’action opérationnel menant aux représentations
    • Construire un rétroplanning sur 12 mois intégrant tous les aspects du portage de projet

C’est un dispositif d’intelligence collective où tu pourras :

  • Faire un pas de côté hors de l’urgence quotidienne
  • te relier à d’autres personnes ayant les mêmes types de besoins dans leurs pratiques professionnelles
  • observer avec clarté où tu en es, ce que tu as accompli et comment ton projet se construit
  • t’inspirer de pair·es vivant des réalités similaires
  • identifier les actions pour mener la suite de ton processus de création.
  • plonger avec audace et vulnérabilité dans des explorations sensibles.

Ce que cette formation ne sera pas :

  • Une formation technique sur la production ou l’administration de spectacles
  • Une analyse dramaturgique de créations
  • Un ensemble de solutions toutes faites et uniformisées
  • Un lieu de compétition ou de comparaison entre projets
  • Une simple parenthèse sans impact sur tes pratiques futures
  • Un espace théorique déconnecté des réalités concrètes du terrain

Pré-requis

Cette formation s’adresse aux artistes professionnels ayant minimum 3 ans d’expérience dans les arts de la scène en FWB, et ayant déjà réalisé au moins une production en arts vivants.

Ouverture des inscriptions le 20 avril 2026 sur le site www.lacurieuse.be

Adresse et horaires

Du 1 au 5 juin 2026

Formation en résidentiel à « la vallée du temps suspendu » – Momignies

Tarif

  • Le prix de la session est de 600€ par participant·e.
  • Le Fonds 304 prend en charge une partie des frais d’inscription (450€) pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) en région wallonne ou bruxelloise, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 francophone ces 24 derniers mois.

Workshop Ecrire et mettre en scène l’intime ou le recit de vie

« De l’intime à la Rue : Ecrire par soi et par la rue ».

Formation organisée par Aires Libres et animée par la Cie Pocket Théâtre.

Objectifs

La compagnie POCKET Théâtre, fondée en 2006 par Thierry Combe, développe une forme de théâtre « documentaire » faisant de la matière intime le matériau principal de ses créations.

Souhaitant traiter de sujets sociétaux forts, la compagnie aborde des questions sérieuses et sensibles (avec humour et malice) à travers le prisme d’une trajectoire de vie particulière.

Thierry Combe et Florian Guyot proposent, à travers ce workshop, de vous immerger dans la méthodologie de travail de la Cie, et de vivre l’expérience de création d’un récit à porter devant d’autres en étant nourri de votre vécu, et de ce que la rue aura à nous dire.

Méthodes utilisées

La compagnie POCKET Théâtre développe une méthode faisant de l’anthropologie de soi, de l’imprévu, du hasard, de l’écoute active et de la sieste, l’art de construire avec une forme de justesse (à soi-même et aux autres) ce qui sera tenté d’être porté devant d’autres.

Programme

Jours 1 & 2

1. Présentation de la Cie et de sa démarche

2. QU’EST-CE QUE JE PEUX DIRE :

  • Collecte de matières intimes, anthropologie de soi.
  • Collecte de matières offertes par la rue. Animisme de la rue.

Jour 3

QU’EST-CE QUE JE PEUX DIRE :

  • Analyse de la matière collectée.
  • Travail sur le choix.
  • Début d’écriture (écrite, orale ou gestuelle selon la convenance de chacun et chacune)

Jour 4

COMMENT JE PEUX LE DIRE :

  • Mise en scène de « ce que je veux dire ».

Jour 5

DIRE :

  • Répéter pour interpréter devant d’autres.

Formateur·ices

Thierry Combe et Florian Guyot

Auteur, interprète, metteur en scène et directeur artistique de la compagnie Pocket Théâtre qu’il fonde en 2006, Thierry Combe défend un théâtre sincère et populaire. Dans le spectacle Léon (2015), il livre une chronique sur la vocation professionnelle à la frontière entre nostalgie et militantisme. Avec Jean-Pierre, Lui, Moi (2017), prise de parole sur le handicap et la fratrie, le comédien poursuit sa quête anthropologique théâtrale en développant un mode d’écriture oral, en confrontation au public. Au Pire, Ça Marche ! (2022) est l’occasion pour lui de slalomer entre des thèmes aussi vastes que la démocratie, l’éducation et le football. Avec La Conserverie Théâtrale (2021), Thierry Combe nous invite malicieusement à nous interroger sur ce qui nous nourrit, et sur la place du théâtre dans nos vies. En 2024-25, il crée le diptyque franco burkinabè Homme(s) Intègre(s) ? Dans lequel deux récits de vie sont entrelacés, comme un moyen d’interroger la coopération, la réciprocité et l’amitié.

Enfant de l’Éducation populaire, Florian a fait ses armes dans diverses associations en tant que membre ou fondateur. Responsable du secteur culture éducation de 2012 à 2016, il découvre la Ligue de l’Enseignement en Ardèche. Il travaille actuellement pour l’association La Fabrik qu’il a cofondée près de Lyon, où il anime des projets artistiques en lien constant avec le territoire. En 2020, il participe à la rénovation de la Cour du Spectateur au cœur du festival d’Avignon où il est depuis chargé de la programmation. Depuis 2022, il développe l’action culturelle au sein de la compagnie Pocket Théâtre où il anime des ateliers Bibliothèques Humaines, entre récit de vie et mise en scène. En parallèle, il collabore avec différentes compagnies comme regard extérieur.

Pour en savoir plus sur leur travail, nous vous invitons à visiter le site internet de la Cie.

Public-cible et pré-requis

Public et prérequis : Ce workshop s’adresse aux créateur.rices professionnel.le.s du spectacle, comédiens et comédiennes, circassiens et circassiennes, performeureuses de tous âges cherchant à découvrir ou à parfaire leur connaissance dans le domaine de l’écriture scénique de l’intime et/ou du récit de vie. Ce workshop s’adresse cependant particulièrement aux artistes professionnel.le.s qui créent ou ont le projet de créer un spectacle intime en espace public puisque les participant.e.s seront amené.e.s à se confronter à l’espace public dans le cadre de cette formation. 

Repas et boissons : Les participant.e.s doivent être autonomes. Prenez vos tartines, biscuits et boissons pour chaque journée !

Matériel à prévoir par les participant.e.s : Une tenue adaptée au travail en extérieur + A préciser…

Adresse et horaires

Durée : 5 journées complètes
Dates : Du 23 au 27 novembre 2026

Lieu : CC Wolubilis – Place du Temps Libre, 7B (Studio et Lab) – 1200 Woluwé-St-Lambert.

Tarif

  • Prix par participant·es : 500€
  • Formation partiellement (450€) prise en charge par le Fonds 304 pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) en région wallonne ou bruxelloise, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 ces 24 derniers mois. Vous êtes dans les conditions? Le Fonds 304 paie à votre place.

Workshop Ecriture et jeu en espace public

Cette formation de 5 journées complètes est organisée par Aires Libres – Fédération professionnelle des Arts du Cirque, des Arts forains et des Arts de la Rue.

Objectifs

  • Permettre aux stagiaires d’expérimenter l’écriture, la dramaturgie et la mise en œuvre de dispositifs immersifs en espace public.
  • Comment tu déplaces ton public ? Est-ce qu’il bouge vraiment ou c’est toi qui bouges ? Qu’est-ce qui le fait bouger ?
  • Est-ce que tu veux qu’il t’entende, qu’il te sente, qu’il te voit, qu’il te lise… Ou peut-être rien de tout ça ?
  • Comment tu le fais rentrer dans ton monde ? Comment tu l’en fais ressortir ? C’est quoi l’histoire dans laquelle tu veux l’inviter ? Pourquoi ? Comment tu fais ? Avec des mots ? Avec des espaces ? Avec du mouvement ? Avec de la musique ?
  • Depuis 8 ans, La Pigeonnière explore comment créer des spectacles immersifs. Visite guidée, jeu de piste, spectacle sensoriel, rituel collectif, jeu de rôle, immersion sonore, spectacle dont vous êtes le héros… Les formules pour déplacer le public de sa place d’observateur stricte sont infinies.
  • Et vous, dans quel récit, dans quel jeu, dans quelle sensorialité rêvez-vous de plonger les spectateur·ices ?

Méthodes utilisées

Via l’expérimentation de différents paramètres inhérents aux dispositifs immersifs en espace public (utilisation de stimuli sensoriels, choix des espaces, construction de la narration, place du public et gestion des imprévus), les stagiaires sont invités à créer leurs propres immersions, à destination du reste du groupe.

Seuls, ou à plusieurs, les participant·es reçoivent des contraintes de création qui les amènent à explorer la mise en œuvre de différentes séquences immersives. Des temps de feed-back et de recul sont prévus à l’issue de chaque séquence pour extraire, avec le groupe, des principes dramaturgiques propres à la création d’immersions in situ.

Programme

Jour 1 : Raconter avec différents sens

  • Accueil / cercle de météo / présentation
  • Exercices en intérieur autour des différents stimuli sensoriels (exercices brise-glace) : travail les yeux bandés, travail avec le toucher, travail avec le son
  • Marche d’observation de l’espace public
  • Temps d’écriture (avec contrainte) – intégration de la notion de narration avec/dans l’espace public
  • Création d’une exploration sensorielle dans l’espace public par groupes
  • Restitution des groupes

Jour 2 : Les espaces racontent des histoires

  • Accueil / cercle de météo
  • Temps de recul sur les 3 créations sensorielles de la veille et importance de la notion de sas d’entrée et de sortie/cadre narratif
  • Explorations en intérieur autour des adresses et des focus: comment je parle avec le public ? (fort, tout bas, via des gestes, via des messages écrits)
  • Choix d’un espace de travail/personne + exploration autour de la mise en place d’un cadre narratif dans cet espace
  • Restitution de toustes les participant·es

Jour 3 : Mettre le public en mouvement

  • Accueil / cercle de météo
  • Temps de recul sur les créations de la veille
  • Travail autour des itinéraires: travail par deux autour des moteurs de déplacement (l’un puis l’autre en charge de faire avancer l’autre: comment ?)
  • Création d’un parcours dans la ville ou dans un espace choisi pour le reste du groupe
  • Restitution de toustes les participant·es

Jour 4 : Place du public

  • Accueil / cercle de météo
  • Temps de recul sur les créations de la veille
  • Expérimentations autour des différentes jauges (de 1 à 12 spectateur·rices, ou + ?) : quelle adresse, quel rôle pour le public ?
  • Expérimentation collective autour de l’intégration des imprévus dans la narration
  • Création de deux dispositifs combinant choix de la jauge et gestion des imprévus
  • Restitution

Jour 5 : Clotûre

  • Accueil / cercle de météo
  • Temps de recul sur les créations de la veille
  • Exploration libre, seul ou en groupe autour des paramètres explorés pendant le stage
  • Création en espace public, seul ou en groupe, en tenant compte des paramètres explorés pendant le stage
  • Restitution
  • Cercle de clôture du stage – retours généraux et individuels

Public-cible et pré-requis

Public et prérequis : Ce workshop s’adresse aux créateur·ices professionnel·les du spectacle, comédiens et comédiennes, circassiens et circassiennes, performeur·euses de tous âges cherchant à découvrir ou à parfaire leur connaissance dans le domaine de l’art vivant en espace public.

Repas et boissons : Les participant·es doivent être autonomes. Prenez vos tartines, biscuits et boissons pour chaque journée !

Matériel à prévoir par les participant.e.s : Une tenue adaptée au travail en extérieur + A préciser…

Adresse et horaires

Durée : 5 journées complètes
Dates et lieu : du lundi 2 au vendredi 6 juin (de 10 à 17h) au CAP (Bruxelles).
Repas et boissons : Les participant·e·s doivent être autonomes. Prenez vos tartines, biscuits et boissons pour chaque journée !

Tarif

  • Prix par participant·es : 500€
  • Formation partiellement (450€) prise en charge par le Fonds 304 pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) en région wallonne ou bruxelloise, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 ces 24 derniers mois. Vous êtes dans les conditions? Le Fonds 304 paie à votre place.

Manipulation de marionnettes portées, de table et muppets

Durant ce stage, vous découvrirez les techniques de base de manipulation de marionnettes portées, de table et muppets telle que pratiquée au sein du collectif Une Tribu.

Objectifs

La formation vise à permettre aux participant.es d’acquérir une base technique sur plusieurs types de marionnettes différentes.

Les particpant.es auront l’occasion de présenter un petit parcours de 5 minutes avec une marionnette choisie parmi les marionnettes présentées lors du stage.

L’ensemble du stage doit leur permettre de

  • Commencer une base d’écriture de plateau avec une marionnette pour les personnes en phase de création.
  • Faire des choix en termes de construction de marionnettes pour une création.
  • Rejoindre une création théâtrale impliquant pour les interprètes de la manipulation de marionnettes en tant que marionnettiste débutant.
  • Se perfectionner en termes de manipulation de marionnettes, pour les personnes déjà formées.

Méthodes utilisées

La méthode est dans une première phase, l’observation et la pratique d’exercices permettant d’acquérir une base technique. Dans une seconde phase, la mise en œuvre de l’écriture marionnettique dans une série d’exercices de plateau et d’improvisation mêlant les techniques apprises et la créativité personnelle.

Contenu et programme

Jour 1 :
Apprentissage de l’importance du regard de la marionnette.
Exercices de base
Réalisation de petite partition mettant en travail la précision du regard de la marionnette et la rigueur dans l’interprétation de ce qui se passe au plateau.


Jour 2 :
Apprentissage de la manipulation en dissociation
Exercices de base
Réalisation de partition en dissociation mettant en jeu la triangulation : marionnettiste – marionnette – public
Ecriture d’une petite scène en dissociation sur base d’un thème, puis présentation.


Jour 3
Apprentissage du lipping sur marionnettes à bouche articulée et à masque
Exercices de bases
Exercices de dialogue entre marionnettiste et marionnette.
Improvisation à thème


Jour 4
Apprentissage de la manipulation de marionnettes de table à bouche articulée ou à masque
Réalisation en groupe d’une scène de quelques minutes mettant en jeu : le lipping, la dissociation, la manipulation à plusieurs, l’écriture marionnettique.
Apprentissage de la manipulation à plusieurs de marionnettes hybrides à bouche articulée ou à masque.
Improvisations

Adresse et horaires

Le stage se déroule de 10.00 à 13.00 et de 14.00 à 17.00 du 30 juin au 3 juillet 2026.

Le stage se déroulera à Quai 41, rue des coteaux 41 à 1210 Bruxelles (Saint-Josse).

Tarif

  • Le prix de la formation est de 300€ par participant·e.
  • Le Fonds 304 prend en charge la totalité des frais d’inscription pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) francophone, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 francophone ces 24 derniers mois.

LES DESSOUS DE LA GAINE

Maîtriser les fondamentaux de la marionnette à gaine avec Brice Coupey

Objectifs

L’Objectif principal est de permettre aux professionnel·le·s du spectacle vivant (comédien·ne·s, clowns, danseur·se·s, circassien·ne·s, etc.) d’acquérir et de maîtriser les fondamentaux techniques de la manipulation de la marionnette à gaine.

  • Mobiliser la grammaire de la marionnette à gaine (segmentation, regard, phrasé) pour lui donner vie et intentions claires.
  • Développer une présence scénique spécifique et une relation singulière à la marionnette, en utilisant l’impulsion de leur corps entier.
  • Mettre en jeu un texte ou une improvisation en manipulation seule ou à plusieurs, en maîtrisant les techniques de base comme la prise et le passage de lead.
  • Intégrer la marionnette à gaine comme un outil d’interprétation complémentaire dans leur pratique professionnelle (théâtre, cirque, danse, etc.).

Programme et méthodes utilisées

Le programme est structuré autour d’une progression quotidienne visant l’autonomie et la maîtrise des fondamentaux de la gaine.

Programme :

  • Préparation du corps et de l’esprit : Échauffement global et spécifique. Jeux de groupes et d’écoute pour la cohésion et la concentration.
  • Les fondamentaux de la gaine :
    • Positionnement : positionnement adéquat du marionnettiste et de la marionnette dans l’espace.
    • Grammaire : segmentation de la marionnette (compréhension des articulations et des limites de l’objet) et regard de la marionnette (intention et direction).
  • Mouvement et déplacement : Déplacements classiques et spécifiques en castelet. Mouvements spécifiques et démarches techniques (isolation, inertie).
  • Lien au texte et à l’interprétation : Phrasé de la marionnette et prise en charge d’un texte.
  • Travail en groupe : Jeux de groupes et techniques de jeu pour la manipulation à plusieurs (prise de lead et passage de lead).
  • Mise en pratique et création : Improvisation ou textes mis en jeu et manipulation seul·e ou à plusieurs.

Pré-requis

Ce stage s’adresse aux artistes professionnel·le·s (marionnettistes, comédien·ne·s, clowns, danseur·se·s, circassien·ne·s, etc.) ayant une expérience théâtrale ou du plateau nécessaire.

Adresse et horaires

  • Dates de la formation : du 8 au 11 juin 2026
  • Lieu : Centre de la Marionnette – Rue St Martin, 47 – 7500 Tournai

Tarif

  • Formation complètement prise en charge par le Fonds 304 pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) francophone, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 ces 24 derniers mois. Vous êtes dans les conditions? Le Fonds 304 paie à votre place.
  • 230€ pour tout autre participant·e.

La présence et le semblant

Nicole Mossoux et Patrick Bonté proposent un laboratoire de quatre jours pour interroger les rapports entre le mouvement et la présence scénique. Comment développer des langages gestuels tout en étant conscient des états que l’on traverse : seul·e mais aussi en relation avec des partenaires, avec l’espace
alentour et, petit à petit, avec la frontalité ? Qu’est-ce qui fait que des corps en mouvement se « donnent à voir » ? Comment développer la charge qui passera du danseur au spectateur ? Des échauffements préparatoires, des explorations gestuelles et des improvisations plus théâtrales se succéderont lors de la journée.

Objectifs

Faire découvrir les modes de recherche, d’improvisation et de composition de la Compagnie, et apprendre à formuler des langages scéniques qui tiennent compte de la complexité des rapports entre le mouvement, la présence et les intentions qui les ont faits naître.
Le but est de développer via le mouvement des états de disponibilité et d’étrangeté. En évitant le réalisme psychologique à quoi certaines intentions peuvent mener. Aller le plus loin possible dans les intentions et l’état.

Méthodes utilisées

À toutes les étapes du travail, on évite de juger les propositions des participant·e·s afin de créer un climat où chacun·e se sente autorisé·e à apporter sa touche personnelle qui nourrira l’imaginaire des autres.

Une place importante est donnée aux échanges avant et après les improvisations.

Avant : on s’assure de la bonne compréhension par chacun·e des règles du jeu, et des enjeux d’état, pour qu’il·elle puisse réellement s’abandonner dans le moment du plateau.

Les retours qui suivent sont personnalisés, de façon à rester dans le concret, et que tout le groupe puisse entendre ce qui est précisé pour chacun·e afin de s’en nourrir pour lui·elle-même. Quand l’improvisation se fait par groupes séparés, les « spectateur·rice·s » ont l’occasion de faire des retours à ceux·elles qui viennent de jouer, afin de développer leur capacité d’analyse. La sélection des matières se fait en fonction de nos critères subjectifs.

Contenu et programme

Le matin (10h – 13 h) :
Échauffements
Basés sur le croisement entre des techniques de danse contemporaine, d’Eutonie, de Yoga Yiengar et de Chi Kong, les échauffements visent à préparer le corps en pleine conscience, à développer une concentration de type exploratoire, sans formatage.
Explorations gestuelles
En groupe, demi-groupes, duos, des exercices d’isolation des différentes parties du corps, des exercices pour développer l’écoute du groupe, le regard, le partage de l’espace.

L’après-midi (14h – 18 h) :
Improvisations
Au départ d’images et d’intentions, les improvisations se font en groupes séparés, les un·e·s regardant le travail des autres. Les règles du jeu sont à chaque fois spécifiées.
Nous utilisons des montages sonores qui soutiennent la tension et stimulent l’imaginaire.
Les improvisations se font sans intervention de la voix et sans expression du visage.
Chacun·e reçoit à l’issue de l’improvisation des retours précis lors de séance où l’on revient sur ce que chacun·e a fait.

Composition
Réalisation en petits groupes distincts de formes courtes, qui font intervenir objet(s), espace, présence, mouvements, sortes de haïkus scéniques.
Pour exemple : en individuel, la composition d’après des portraits en peinture :
Il s’agit de

  • s’imprégner de l’atmosphère générale de l’image et de l’attitude, de la « texture » du personnage ;
  • transférer ses propres sensations, les idées les impressions qui viennent à la vue de l’image, sans chercher à la reproduire fidèlement ;
  • se raconter de petites histoires, plonger dans un aspect ou l’autre de l’image ;
  • créer une situation de quelques minutes, en tenant compte de l’espace alentour, du rythme : celui·elle qui meut le personnage, comment l’environnement agit sur lui, quel regard il·elle porte sur le monde, quelles questions le·a traversent ;
  • penser aux arrêts sur image, mais aussi à de possibles déambulations, aux actions « simili-signifiantes », aux absurdités de comportement ;
  • rendre la figure à la fois crédible et légèrement décalée.

On utilisera parfois ces figures pour créer des rencontres entre elles, ce qui est important donc est de leur donner un comportement qui les fasse réagir de telle ou telle façon.

Public cible

Ce stage s’adresse à des interprètes professionnel.les, belges ou étrangers, issus du spectacle vivant — danse, théâtre, cirque ou marionnettes — disposant d’au moins cinq années de pratique régulière en danse ou en théâtre corporel. 
Il s’adresse à des artistes dotés d’une grande capacité d’improvisation, désireux d’approfondir leur recherche personnelle autour du développement d’une gestuelle singulière et d’un type de présence scénique, à partir d’images et d’intentions comme moteurs de jeu. 
Chaque interprète est invité·e à soumettre sa candidature accompagnée d’un curriculum vitæ et d’une courte vidéo illustrant sa démarche artistique, sa sensibilité corporelle et sa pratique de l’improvisation. 

Adresse et horaires

Du 17 au 20 février, à L’Envers, rue des Tanneurs 87, 1000 Bruxelles.

Tarif

  • Le prix de la formation est de 380€ par participant·e.
  • Le Fonds 304 prend en charge 360€ des frais d’inscription pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) en région wallonne ou bruxelloise, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 francophone ces 24 derniers mois.

Matinales de combat scénique

Avec Emilie Guillaume

Contenu

Stage d’initiation au combat scénique sur cinq matinées destiné aux interprètes souhaitant aborder des bases de combat avec amusement et sécurité.

Le travail porte sur la distance de sécurité, l’apprentissage des mouvements basiques de combat, le renforcement et la compréhension de son propre corps, l’impact visuel sans contact réel, l’importance de la réaction comme élément clé à la crédibilité du combat, la coordination avec un partenaire, et l’analyse des angles de vue pour rendre chaque geste lisible à la scène ou à la caméra.

Les participant·e·s progressent vers des enchaînements plus complexes : coups de poings simples, transitions, saisies contrôlées, petites projections et variations rythmiques, puis création et répétition d’une courte chorégraphie de combat.

Le travail sur armes comporte une introduction au couteau scénique — manipulation sûre, gestuelle de menace, défenses et désarmes simples — puis une initiation escrime (avec cannes en bois) axée sur la distance d’arme, les défilés, les déplacements et la petite chorégraphie.

Chaque séance comprend un échauffement ciblé, du travail technique et une mise en pratique sécurisée ; la priorité est la sécurité, la lisibilité scénique et la continuité dramatique. À l’issue de ces matinales, les participant·e·s sauront réaliser en sécurité un combat simple à mains nues, y intégrer des chutes légères et reproduire une courte séquence chorégraphique avec armes.

Objectifs

  • Acquérir les bases du combat scénique dans le respect de la sécurité et du partenaire.
  • Comprendre et appliquer la distance de jeu, la gestion du rythme et des angles de vue pour la scène ou la caméra. 
  • Développer la conscience corporelle, la coordination et la crédibilité du geste (attaque, réaction, chute). 
  • Apprendre les fondamentaux du combat à mains nues et de l’initiation aux chutes scéniques. 
  • Découvrez le maniement du couteau et de la canne/épée scénique à travers de courtes chorégraphies. 
  • Renforcer la lisibilité dramatique du combat et la cohérence du jeu physique dans une situation scénique. 
  • Encourager la confiance, l’écoute et le plaisir du jeu en mouvement.

Méthode

  • Approche progressive et sécurisée : apprentissage pas à pas, du mouvement isolé à la chorégraphie complète, avec un accent constant sur la sécurité et la confiance mutuelle.
  • Travail corporel et renforcement musculaire : échauffements ciblés, exercices de stabilité, de mobilité et de tonicité visant à préparer le corps au contact, à la chute et à l’effort spécifique du combat. 
  • Exploration pratique guidée : apprentissage par l’expérience directe, à travers des exercices individuels, en binôme et en groupe. 
  • Observation et feedback : retours continus de l’enseignant·e et auto-correction à partir de la perception du geste et du ressenti.
  •  Jeu dramatique et improvisation réalisé : intégration du sens et de l’émotion dans le mouvement pour relier le combat à la narration.
  •  Utilisation d’outils d’observation (spectateurs ou vidéo selon contexte) : observation des mouvements, analyse des angles de vue et de la lisibilité scénique. 
  • Construction collective : création de mini-chorégraphies en duo ou en petit groupe favorisant la collaboration, l’écoute et la créativité.

Pré-requis

14 artistes professionnels des arts de la scène (acteurs, danseurs et acrobates) désirant s’initier à la chorégraphie de combat. 

Pour participer, les artistes doivent répondre à certains prérequis :  

  • posséder une expérience professionnelle ou une formation de base dans les disciplines artistiques concernée être domicilié·e·s en FWB 
  • avoir une pratique professionnelle d’au moins deux ans dans les espaces de représentation en Wallonie et à Bruxelles. 

Ouverture des inscriptions le 9 mars 2026  sur le site www.lacurieuse.be

Adresse et horaires

Du 20 au 24 avril 2026 de 9h30 à 12h30

LMaison de quartier malibran, Rue de la Digue 10, 1050 Ixelles

Tarif

  • Le prix de la session est de 225€ par participant·e.
  • Le Fonds 304 prend en charge les frais d’inscription pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) en région wallonne ou bruxelloise, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 francophone ces 24 derniers mois.

Labo indiscipliné : META·SHAME

à nos hontes et leurs métamorphoses

Jessica Gazon en complicité avec Leslie Mannès

Objectifs

Explorer les questions d’auto-fiction :  comment écrire un récit émancipateur à partir de son vécu ?  À quel endroit mon intimité est-elle politique et que révèle-t-elle des injonctions sociétales ?  Quelles sont les limites ? Comment utiliser mes endroits de honte pour en créer du récit cathartique ?

Creuser la diversité des styles de récit : il y a autant de récits d’auto-fiction que de personnes qui ont envie/besoin de se réapproprier leur histoire à travers des langages divers, porteurs de résilience. 

Humoristique, symbolique, mise en abîme, frontaux, malins, en distance, outranciers… il n’y a pas de recettes ni de bonnes méthodes. 

Ce chantier est là pour que chaque participant·x·tes trouve son chemin. 

Programme

« La honte. Ce sentiment si familier qui entrave tant de chemins de vie. Puissante, autant dans la violence qu’elle renferme, que dans son potentiel narratif, que raconte-elle sur nous ? Comment se construit-on avec ou contre elle ? Comment nos biais internalisés et les regards extérieurs activent-t-ils cette honte, la décuple-t-elle ? Dans ma pratique, elle a toujours été là, tout près, parfois cachée (c’est sa spécialité), parfois au centre, comme moteur de jeu, comme carburant créatif, comme vecteur d’humour, de pathétique mais de beauté aussi, de vulnérabilité, de métamorphose. Mettre nos hontes en commun, en faire une matière à jouer, affranchie, sera notre point de départ pour explorer également l’accessoire en scène et son champs des possibles. En lien avec un récit, l’accessoire peut revêtir plusieurs identités, nous protéger et opérer une transformation du jeu. «  Jessica Gazon

Meta·shame est une formation de cinq jours qui combine la démarche d’autofiction; travail de composition de Jessica Gazon, et un travail physique mené par Leslie Mannès pour transcender ce sentiment et faire résonner les corps à travers des chorégraphies collectives.

Méthodes utilisées

  • Co-construction d’un cadre safe à l’aide d’une charte collective.
  • Comment se drape-t-on de fiction pour se protéger de nos récits personnels douloureux ? Comment mentir vrai ? Exploration du « je » en « jeu » – Utilisation du corps pour apporter d’autres formes d’histoires auto-fictionnelles. Le langage du corps et de la chorégraphie sera également développé comme outils narratifs. 
  • Utilisation d’accessoires, d’artifices, de subterfuges pour amener du ludisme et de la distance dans nos récits.
  • Travail d’improvisations collectives à travers des toiles précises tournant autour de la honte. 
  • Moment d’échanges collectifs.
  • Moments dédiés à l’écriture à l’aide d’amorces.

Formatrices

Jessica Gazon

Parallèlement à son travail d’interprète, de collaborateurice artistique et de dramaturge, Jessica Gazon signe la création et la mise en scène d’une dizaine de spectacles dans laquelle iel-elle explore l’écriture de plateau, l’autofiction et la co-construction de projets aux univers singuliers, mêlant en général l’humour et l’engagement (« Les Petits humains », « Marcel·le »,…). Sa démarche se consacre également à la mise en scène et à l’adaptation de romans d’auteur·ices tel·les que Édouard Louis (« En finir avec Eddy Bellegueule »), Camille Laurens (« Celle que vous croyez ») ou encore Mathilde Forget (« De mon plein gré »).  Elle participe au Festival XS du Théâtre National entre 2018 et 2021, et co-organise également pendant 5 ans les cycles de réflexions collectives Pouvoirs et Dérives à la Bellone, visant à faire un état des lieux des diverses violences du secteur culturel des arts vivants en Belgique.

Leslie Mannès

Leslie est diplômée de PARTS (Bruxelles – 1er cycle), SEAD (Salzbourg) et du Master en arts du spectacle – ULB (Bruxelles). Elle développe son travail chorégraphique depuis 2005. Ses créations se déroulent principalement sur scène et explorent également d’autres relations avec les publics dans des dispositifs participatifs. À partir de la danse et du mouvement comme vecteurs d’énergie et d’émancipation, Leslie Mannès veut proposer des expériences qui présagent une attention au lien afin de réinventer comment faire relation entre et avec les publics. Elle imagine ces expériences scéniques comme des dispositifs d’accueil fait pour susciter la rencontre et le jaillissement de nouveaux imaginaires communs.

Leslie est artiste partenaire du Théâtre Varia de 2024 à 2028 et est soutenue par la Fédération Wallonie Bruxelles – Service de la danse, par un contrat-programme. Sa dernière création SOUS LE VOLCAN (2024) invite un groupe de cinq danseurs à se mettre en quête de nouvelles coopérations.

Public cible

Artistes professionnel·les des arts de la scène désirant explorer la honte comme matière de jeu scénique à travers l’autofiction, le travail du corps et l’expérimentation de l’accessoire et la transformer en moteur de création.

Ouverture des inscriptions sur le site www.lacurieuse.be le 13 avril 2026.

Adresse et horaires

Du 25 au 29 mai 2026

Studio de répétitions Cie infini théâtre, Rue Saint-Josse 49, 1210 Saint-Josse-ten-Noode

Tarif

  • Le prix de la formation est de 450€ par participant·e.
  • Le Fonds 304 prend en charge complètement les frais d’inscription pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) en région wallonne ou bruxelloise, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 francophone ces 24 derniers mois.

L’audiodescription de A à Z

Objectifs

Information, sensibilisation et expérimentation autour de l’accessibilité des contenus (audio)visuels pour les personnes aveugles et malvoyant·e·s.

Programme

Qu’est-ce que rendre un contenu visuel accessible aux personnes aveugles ou malvoyant·e·s ? Comment se mettre dans la peau d’une personne aveugle ? 
Qu’est-ce que l’audiodescription ? Dans quel(s) do-maine(s) l’audiodescription peut-elle s’appliquer ? 
Comment cela fonctionne-t-il techniquement ? Quels sont les différents types d’audiodescription ? 
Comment reconnaît-on une audiodescription de qualité ? Quelles sont les chartes qualitatives en vi-gueur autour de l’audiodescription et comment les comprendre ? 
Quels sont les coûts d’une audiodescription ? Les délais ? Les procédures de travail ? 
Peut-on tout audiodécrire ? Comment décrire et créer une image mentale ? 

Méthodes utilisées

Présentation ex cathedra avec visuels sur slides, expérimentations pratiques d’écritures et d’écoutes, questions/réponses sur mesure. 
Chaque participant·e repartira avec le contenu écrit des slides. 

Formatrice

Christelle Brüll est licenciée en communication en option cinéma et arts audiovisuels, elle est également comédienne. 
En 2014, elle co-fonde la structure PAF, première structure d’audiodescription pro-fessionnelle francophone belge. Formée par les pionniers de l’audiodescription française, elle décrit depuis lors des films et des oeuvres d’art pour les personnes malvoyantes, dirige les comédiens-voix en studio et co-dirige artistiquement la structure. Elle a théorisé la pratique de l’audiodescription et donne des formations professionnelles depuis 2016 pour les auteurs et pour les institutions culturelles qui désirent oeuvrer dans l’accessibilité. 

Pré-requis

Cette formation s’adresse tout·e professionnel·le travaillant ou désirant travailler à l’accessibilité des conte-nus pour les personnes aveugles et malvoyant·e·s : les (post-)producteur·rice·s de ciné-ma, les réalisateur·rice·s, les responsables de studio son, les responsables de salle de cinéma, les responsables accessibilité (télévision, site internet, salle de théâtre, mu-sée, événementiel, secteur touristique), les responsables politiques, les communes, les entreprises, les services publics, etc. 

Formatrice

Christelle Brüll est licenciée en communication en option cinéma et arts audiovisuels, elle est également comédienne. 
En 2014, elle co-fonde la structure PAF, première structure d’audiodescription professionnelle francophone belge. Formée par les pionniers de l’audiodescription française, elle décrit depuis lors des films et des oeuvres d’art pour les personnes malvoyantes, dirige les comédiens-voix en studio et codirige artistiquement la structure. Elle a théorisé la pratique de l’audiodescription et donne des formations professionnelles depuis 2016 pour les auteurs et pour les institutions culturelles qui désirent oeuvrer dans l’accessibilité. 

Adresse et horaires

19/05/2026 de 9h30 à 17h

TRAKK, 16 Avenue Reine Astrid, 5000 Namur

Formation limitée à 12 participant·es

Tarif

  • Le prix de la formation est de 150€ par participant·e.
  • Le Fonds 304 intervient à hauteur de 90€ pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) en région wallonne ou bruxelloise, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 francophone ces 24 derniers mois. Vous êtes dans les conditions? Votre intervention se limite donc à 60€ facturés par PAF.

Stage théâtre d’objet

L’objet comme partenaire de jeu: Initiation au théâtre d’objet, marionnettes et arts associés animé par Isabelle Darras.

« Ce que je trouve fascinant en atelier de recherche c’est de voir la multiplicité des chemins empruntés par les participants pour raconter, c’est vertigineux, évocateur, inspirant. Ce qui me plaît c’est de défricher la matière avec eux, de l’orchestrer ensemble pour faire ressortir le point de vue. De voir les participants chercher avec la liberté et la fantaisie que peuvent avoir les enfants quand ils jouent. » – Isabelle Darras

Objectif

Exploration de la matière, manipulation d’objets et présentation public.  

Programme

Par le biais d’exercices simples et accessibles à tous, ce stage propose une exploration à partir de la matière et des objets apportés par chaque participant. L’objectif est de créer une petite forme visuelle à présenter en fin de semaine (il est également possible de s’appuyer sur un travail personnel déjà entamé). 

La manipulation de marionnettes, en solo ou en groupe, fera aussi partie des expérimentations.

ll ne s’agit pas d’aboutir à une forme finalisée, mais plutôt de se laisser emporter et surprendre par des points de vue inhabituels, des impressions, des sensations rendues possibles par le théâtre d’objet et de marionnettes. L’imaginaire s’éveille au contact de ces langages singuliers ! 

Pré-requis

Aucune connaissance préalable n’est requise pour ce stage 

Adresse et horaires

Du 02 au 06.03.2026 (10h > 17h) 

La Roseraie,1299 chaussée d’Alsemberg 1180, Uccle 

Tarif

  • Le prix de la formation est de 250€ par participant·es.
  • Le Fonds 304 prend en charge la totalité des frais d’inscription pour les travailleur·euse·s actif·ve·s dans le secteur des arts de la scène (commission paritaire 304) en région wallonne ou bruxelloise, qui occupent actuellement un poste relevant de la CP 304 ou qui peuvent justifier de 30 jours de prestations auprès d’un ou plusieurs employeurs de la CP 304 francophone ces 24 derniers mois.